Laurent Grandguillaume, candidat PS en Côte d'Or, s'engage

laurent.jpgChristine, j’ai bien reçu ta lettre dont j’ai pris connaissance avec la plus grande attention. Cette situation douloureuse appelle deux réponses possibles pour parvenir à apporter des solutions concrètes.

La première solution concerne le mode de calcul du droit aux indemnités journalières et notamment la durée de cotisations et la période de référence. Il est possible de faire évoluer la législation sur la période de référence pour redonner la capacité de bénéficier des indemnités journalières. Aussi, il sera nécessaire de convaincre le maximum de parlementaires pour prendre les dispositions utiles. Je ne manquerai pas d'être à vos côtés dans cette perspective.

Le seconde solution s'inscrirait dans le cadre de la solidarité nationale en intégrant dans ce cas la notion de ressources, en prenant en compte les périodes de congé parental pour redonner des droits aux indemnités journalières avec un financement solidaire. A un moment l'indemnisation s'arrêterait et il faudrait proposer de basculer sur des éléments de revenu minimum. On s'inscrirait alors dans la logique du revenu d'existence sous conditions de ressources dans le cadre de la solidarité nationale.

Je suis à ta disposition pour vous rencontrer et échanger sur cette problématique et sur les solutions envisageables. Je souhaite que, par l'action collective, nous puissions résoudre ensemble cette injustice.

Bien à toi. Laurent

Commentaires (2)

1. Gnininvi Edouard Yao 04/06/2012

Je cite Aline "Mes heures sont mal réparties, ils ne peuvent rien pour moi ! Nous sommes en avril 2011. 19 mai : j'exerce mon droit de recours. 21 juin : accusé reception de ma contestation (entre temps ils m'ont renvoyé mon dossier parce que je n'avais pas joint... leur propre courrier !). Il est stipulé sur l'accusé réception article R142.6 : en l'absence de réponse de la commission dans le délai d' UN MOIS l'assuré peut considéré sa demande comme rejetée et se pourvoir devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS). Août 2011, je n'ai aucune réponse : la conseillère de la CPAM locale et le médiateur de la République tentent d'avoir des infos... personne ne peut dire quand je passe en commission ! 18 août : pour être sûre de ne pas me faire piéger par un non respect des délais légaux, je saisis le TASS. Il ne peut traiter mon dossier sans décision écrite de la commission. 28 septembre : après nouvelles interventions du médiateur de la République, ma requête est rejetée."

Je trouve intéressante les solutions préconisées par M. Grandguillaume qui visent à faire évoluer les lois et à infléchir des dispositifs qui se révèlent trop abrupte dans le cas d'Aline. Cependant, quelque soit ce dispositif légal, il provoquera toujours des désagréments à la marge et lèsera un usager qui n'entre pas dans les grands critères retenus pour définir le droit ou le non droit à indemnisation. En sorte que cette réponse au demeurant fort humaine, résonne pour moi comme un vœux pieux : la loi est mal faite, il faut en changer, on va essayer !

A mon sens cette situation illustre surtout la nécessité d'humaniser la décision administrative à la marge et c'est bien le rôle du médiateur de la république. A défaut c'est le rôle que devrait lui assigner un gouvernement de gauche digne de ce nom. Il est certain que l'état de santé de la plaignante devrait justifier sans discussion un assouplissement dans l'application des textes définissant le droit à indemnisation.

Je suis un petit candidat aux législatives et par le biais de l'activisme de Christine sur ce dossier, j'ai été informé de cette situation depuis des mois maintenant. Et pourtant, je n'ai rien dit jusqu'ici plutôt par pudeur et par défiance du lobbying quelque soit ses motivations. Mais l'humanisme commande de pourchasser la défaillance d'une administration qui a de plus en plus tendance à nous "numériser" ignorant quelle réalité humaine, quel drame se cache derrière le numéro matricule. Comme dans le cas présent. Bien du courage à Aline et aux fourmis ainsi qu'à toutes les victimes de ce système qui marche sur la tête.
PS le coup de pub derrière l'intervention de l'aspirant m'a dérangé un peu et ainsi j'ai rompu mon silence sur ce sujet qui vous est cher. MERCI

2. patrick guyot 02/06/2012

ben voilà un message comme je les aime bien. Et 2 fois plus, puisque j'avais prévu de mettre un petit bulletin pour lui. L'ayant rencontré plusieurs fois, j'avais décelé chez lui, un rapport humain et à l'écoute de l'autre...pas de problème, un mec à découvrir

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